L’effervescence des startup au Sénégal

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Les trois femmes, dirigeantes de jeunes pousses africaines, présentes à la tribune du Sommet des startup de Challenges révèlent tout le dynamisme de cet écosystème sur le continent noir. Avant la crise sanitaire, les montants investis avaient même explosé.

L’histoire est révélatrice du big bang numérique qui touche aussi l’Afrique. A la tribune du Sommet des Start up de Challenges, Diana Brondel, co-fondatrice de Xaalis, plateforme d’éducation financière pour adolescents, a expliqué, avec enthousiasme, son projet de développer une nouvelle banque en France… à partir du Sénégal.

C’est en effet à Dakar, la capitale sénégalaise, qu’est basée la dizaine d’ingénieurs, qui font fonctionner cette nouvelle banque pour les 12-17 ans. « On m’a d’abord pris pour une illuminée, mais j’étais intimement convaincue qu’il y avait une niche pour fournir aux jeunes des solutions de paiement et surtout pour leur assurer une éducation financière », avance Diana Brondel.

A Dakar, qui a l’ambition de devenir un grand pôle numérique, cette franco-sénégalaise a pu trouver les ressources humaines, grâce au aux nombreuses écoles d’informatique qui se sont créées. Et elle n’hésite pas à s’attaquer aux grandes banques françaises, en visant 40 000 clients en 2020,  même si son objectif n’est pas de  » cannibaliser leur clientèle  » mais d’en cibler une nouvelle, les ados. Elle a, en tout cas, noué un partenariat assez novateur avec l’institut pour l’éducation financière du public, une association soutenue notamment par les banques, afin d’offrir une aide aux ados pour gérer leur épargne.

Accompagner les nombreux jeunes entrepreneurs

En Afrique, l’écosystème des start-up est en pleine ébullition. Les jeunes pousses se multiplient, dans tous les secteurs, avec d’impressionnantes levées de fonds, avant la crise sanitaire : plus de 2 milliards de dollars ont été récoltés en 2019 selon Partech, une hausse de 74 %, notamment au Kenya, au Nigéria et en Afrique du Sud. Avec un engouement pour la finance et l’éducation. En témoigne l’incubateur Jokkolabs, lui aussi basé au Sénégal, créé il y a dix ans, l’un des pionniers du secteur, qui s’est beaucoup développé. « La population jeune va rapidement doubler, a relevé Fatoumata Niang Nioxx, la directrice exécutive. Nous devons être aux côtés de ces nombreux jeunes entrepreneurs pour les accompagner. D’autant qu’ils ont la rage d’avancer ». Le fondateur de Jokkolabs, le libano-malien, Karim Sy -qui fait partie du conseil présidentiel pour l’Afrique créé par Emmanuel Macron-, a aussi créé un vaste réseau, Digital Africa, à destination des entreprises Tech du continent en partenariat avec l’Agence française de développement.

Désormais, les grands groupes appuient les start up

Cette ébullition ne laisse pas les grands groupes indifférents. Auparavant, les géants de la Tech avaient plutôt tendance à racheter et étouffer ces start-up, qui pouvaient leur faire concurrence. Désormais, ils cherchent plutôt à les booster. C’est le cas d’Orange qui a créé son fonds Orange Digital Ventures de 50 millions d’euros pour investir dans les jeunes pousses africaines. « Nous avons réalisé que les start up nous permettent de répondre à des besoins souvent très spécifiques de nos clients, estime Elisabeth Medoou Badang, directrice de zone pour Orange Middle East and Africa.  Et nous espérons qu’elles deviennent un jour des licornes ». Au vu des montants investis sur le continent noir, cela pourrait ne pas tarder.

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