La Lutte: Un Sport Traditionnel au Sénégal

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Un combat de lutte entre deux hommes au Sénégal

La lutte est un sport très prisé par les Sénégalais. Elle reste le sport traditionnel par excellence et bénéficie d’un engouement particulier depuis l’avènement de la génération « Boul Fallé » initié par Mouhamed Ndaw, allias Tyson.

Elle était autrefois une fête rythmique qui intervenait après une récolte abondante chez les Sérères, après une bonne pêche chez les Lébous. Elle permettait, tout en se divertissant, de mesurer la valeur et l’adresse des guerriers. Des tournois étaient organisés pour déterminer le champion du village entre les localités voisines.

La lutte traditionnelle a fait place à la lutte avec frappe, qui s’est professionnalisée. D’importants investissements sont réalisés pour entraîner les combattants a un niveau international. Les écuries se sont progressivement substitués aux villages.

La lutte se déroule dans un cercle délimité par des sacs de sable. Les deux combattants se mesurent et chacun essaie de faire trébucher son partenaire. Le premier qui met ses quatre appuis au sol, qui se couche sur le dos ou qui est éjecté hors du cercle est déclaré perdant.

La préparation mystique est fondamentale pour la lutte

Le « Baccou » consiste à chanter ses prouesses en vue d’intimider l’adversaire et de séduire son public en dansant au rythme du tam-tam. Les griots poussent les lutteurs à se surpasser en chantant leurs éloges.

Le « Ndawrabine » est effectué par le ballet de l’écurie. Habillées en tenue traditionnelle, les femmes dansent avec leur foulard durant toute la durée du combat.

Le rôle du marabout est de protéger le lutteur contre le mauvais sort et contre les génies qui apprécient particulièrement les héros. Les incantations et les formules magiques aident à la victoire.

Les « xons » : les gris-gris des lutteurs

Quel serait l’intérêt d’un combat sans son cérémonial, son attirail de rituels et de croyances qui donnent à l’évènement toute sa substance, toute sa tension, sa magie ? Au Sénégal, le « xoon » (ou « xoromsi », « xondiomes »), héritage bien vivant de croyances animistes, n’est pas un folklore mais un véritable fait de société.

Lire Plus:  Meilleure marqueuse de l’histoire de l’Afrobasket, Astou Traoré a dépassé la barre des 800 points

Qu’on y croit ou non, pratiques obscures pour les uns, hygiène de vie pour les autres, ces rituels magico religieux font partie de notre quotidien. Certains esprits des plus rationnels reconnaissent qu’ils y croient, chacun a au moins un exemple pour témoigner de l’existence de tel ou tel procédé surnaturel.

Écuries et écoles de lutte présentes au Sénégal

Elle connaît un développement figurant avec l’augmentation considérable d’adeptes, l’adhésion des sponsors et la médiatisation occasionnant une « guerre » des télés. Du Nord au Sud, d’Est en Ouest, ce sport est partout pratiqué au Sénégal. Pour mieux faire connaissance avec ce sport traditionnel en terre sénégalaise, nous vous proposons quelques écuries bien en place avec leurs célébrités :
Écurie Ndakaru avec les célébrités Yékini, Yékini Jr, Magnick Ndiaye.
Écurie Fass avec les célébrités Gris Bordeau, Papa Sow, Boy Nar, Tapha gueye 2, Ouza Sow, Bruce Lee, Batika.

Populaire surtout dans la région de la Casamance (nord du Sénégal), c’est aussi un sport traditionnel populaire en Gambie, plus précisément dans la région du Sine-Saloum (nord de la Gambie).

Source : au-senegal.com

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *