Un jeune Sénégalais crée une ferme agricole à Touba

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Moustapha Fall, jeune entrepreneur sénégalais dans le secteur de l’agriculture, a lancé une ferme agricole à Touba située dans le centre-nord du Sénégal, après une formation à l’Institut Confucius de l’université Cheihk Anta Diop (UCAD, université de Dakar) et à la mission d’assistance agricole chinoise basée à Sangalkam, dans le département de Rufisque, à une trentaine de kilomètres de la capitale sénégalaise.

Agé de 27 ans, M. Fall est titulaire d’un master en agriculture et développement rural ainsi que d’un master en sciences de la vie et de la terre obtenu à la faculté des sciences et techniques.

Après ses études universitaires, il est passé par le Centre d’assistance agricole de la Chine accrédité au Sénégal depuis 2006 et basé à Sangalkam, où il a acquis une expérience professionnelle dans ce secteur.

Il a déclare avoir opté pour l’Institut Confucius de l’université de Dakar, en raison de ses filières professionnelles, précisément pour son master en agriculture et développement rural. « Cet institut offre à la fois la formation théorique et la formation pratique, contrairement aux autres établissements d’enseignement supérieur au Sénégal », a-t-il soutenu.

A l’Institut Confucius, les étudiants en agriculture effectuent six mois de formation théorique et six autres mois dans les entreprises partenaires comme le Centre d’assistance agricole de Chine où ils peuvent acquérir la maîtrise d’un grand nombre de nouvelles technologies agricoles, selon Moustapha Fall.

« La Chine est vraiment un modèle de développement. La Chine a pu se développer en se focalisant sur l’agriculture. Les Chinois maîtrisent très bien l’agriculture », a estimé le jeune entrepreneur agricole.

Après avoir terminé sa formation, son objectif était d’intégrer la mission chinoise basée à Sangalkam, partenaire de l’Institut Confucius de l’UCAD où il estime avoir beaucoup appris.

Depuis 2006, des experts chinois sont envoyés chaque année au Sénégal pour faire des expérimentations et des démonstrations en matière de techniques d’irrigation et de sélection de semences de qualité, a indiqué M. Fall.

Au centre de Sangalkam, les experts chinois organisent régulièrement des séances de formation. M. Fall y est allé pour suivre la phase pratique de la formation en agriculture et développement rural de l’Institut Confucius de l’UCAD.

Pour lui, son passage à l’Institut Confucius de l’UCAD et au Centre d’assistance agricole chinois a été très bénéfique, en ce sens qu’il a pu y acquérir une formation de qualité alliant la théorie et la pratique. Il lui a permis aussi d’acquérir une expérience professionnelle, en particulier sur le fonctionnement d’une entreprise agricole : l’organigramme, la logistique, les relations avec la clientèle, etc.

« Les experts chinois sont très disponibles à vous donner du savoir sur la multiplication des pontes, les termes phytosanitaires. Ils donnent gratuitement toutes techniques grâce à un partenariat avec l’Institut Confucius de l’université de Dakar », s’est félicité Moustapha Fall.

Ne comptant pas en rester là, le jeune entrepreneur veut également faire bénéficier le peuple sénégalais de l’expérience chinoise.

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Cette coopération chinoise dans le domaine agricole est « très bénéfique » pour le peuple sénégalais, a-t-il dit, appelant les gouvernements sénégalais et chinois à la renforcer davantage.

D’après lui, « le Sénégal ne pourra pas se développer sans (avoir assuré) son autosuffisance alimentaire ».

C’est la raison pour laquelle il a pris la décision de participer à l’accomplissement de cet objectif en suivant une formation de qualité dans le domaine agricole et surtout en revenant aux fondamentaux pour pratiquer les techniques chinoises modernes qui ont été « très utiles et très rentables » dans la construction de son projet.

Maintenant, dans sa ferme agricole de 2.500 m² à Touba, il cultive différents légumes tels que des aubergines, des tomates et du piment.

Toutes les techniques qu’il a apprises auprès de la mission d’assistance agricole chinoise à Sangalkam sont en train d’être expérimentées au niveau de cette exploitation à laquelle beaucoup de personnes commencent à s’intéresser. Il en est à la phase finale de la première production pour l’aubergine et la tomate.

« La demande est là. Touba est une grande ville et il n’y a pas assez de producteurs pour alimenter le marché en légumes », a souligné le jeune entrepreneur agricole.

Selon lui, la majeure partie des paysans sénégalais font de l’agriculture traditionnelle sous pluie qui ne leur permet pas d’avoir de bons rendements. « L’heure est venue de moderniser cette agriculture-là, de doter les agriculteurs de compétences techniques qui leur permettront de gagner dignement leur vie », a-t-il affirmé.

M. Fall a appelé les jeunes sénégalais à se lancer dans l’entrepreneuriat agricole, leur conseillant de se doter de formations solides pour « affronter et surmonter chaque obstacle qui se dressera sur le chemin du succès, et le résultat va suivre ».

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2 réflexions sur “Un jeune Sénégalais crée une ferme agricole à Touba”

  1. Je fais confiance aux Sénégalais pour développer par EUX MÊMES une agriculture de qualité, Biologique, sans pesticides de synthèse, ni intrants Chimiques, hélas cancérigènes.
    Par ailleurs, il serait souhaitable de développer un élevage avicole PLEIN AIR et biologique au SÉNÉGAL.

  2. C’est une bonne initiative M.FALL, voici la meilleure manière d’atteindre l’émergence, bonne continuation.

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