Dakar, la capitale en plein boom créatif

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La capitale rayonne sur la scène internationale pour sa vitalité culturelle. Aujourd’hui, la ville entend se faire connaître aussi comme l’un des meilleurs spots de surf pour les amateurs et les professionnels, d’ici et d’ailleurs

“J’aimerais que Dakar soit aussi connue pour son surf, car c’est l’un des rares sports où les meilleurs compétiteurs du monde viennent s’entraîner chez nous, grâce à nos bonnes vagues. Il faut que les autorités comprennent que le surf est aussi important que la culture”, nous dit sans détour Oumar Seye, vice-président de la Fédération sénégalaise de surf, mais, surtout, le premier surfeur sénégalais à avoir signé un contrat professionnel de surf, accompagné par des marques comme Roxy et Rip Curl. Aujourd’hui, il fait partie des piliers qui font rayonner la pratique dans sa ville, insufflant un lifestyle qui attire naturellement les touristes, mais également beaucoup de natifs du pays.

Il suffit de se promener sur la corniche des Almadies pour le constater, et découvrir une ambiance à la Venice Beach ou, plus proche de chez nous, qui rappelle la Côte basque. Entre les joggeurs et joggeuses élancés qui courent au rythme de leur musique, les groupes qui s’activent sur les machines de sport mises à disposition, ou encore les fameux surfeur·ses avec leurs planches sous le bras, la ville idéalement située à l’extrémité de l’Afrique de l’Ouest, sur une presqu’île, et dont la région compte plus de trois millions d’habitants, n’a rien à envier à ses voisines occidentales.

Considérée comme une destination de choix au sein des pays d’Afrique francophone, Dakar est surtout connue pour sa vivacité culturelle, qui fait d’elle une capitale en plein boom créatif. Celle qui attire des milliers de touristes chaque année – qui sont plus de 1 500 000 à mettre les pieds sur le sol sénégalais – a réussi à s’imposer sur la scène artistique avec des événements devenus incontournables, comme la Biennale de Dakar (Dak’Art), qui va célébrer sa quatorzième édition et ses 30 ans en mai prochain.

L’art, dans cette ville qui bouge, c’est aussi des rendez-vous comme Partcours, Festigraff, Gorée Island Cinéma, la Dakar Fashion Week ; des lieux comme la Maison Ousmane Sow, ou encore les plus récents monument de la Renaissance africaine (construit par un studio de Corée du Nord et qui a fait polémique en raison, entre autres, de son coût faramineux) et musée des Civilisations noires, inauguré en 2018, qui contribue à tracer les lignes du futur patrimoine africain. Il accueille actuellement l’exposition itinérante Prête-moi ton rêve et envisage d’étoffer sa programmation avec des rétrospectives d’artistes africains et internationaux.

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Au-delà de ces nouveaux rendez-vous culturels, il faudra désormais compter sur la Coupe du monde de surf, qui a décidé d’inscrire Dakar comme une étape de la compétition depuis l’année dernière. Les Sénégalais se targuent d’avoir les meilleures vagues du continent, et le documentaire The Endless Summer, sorti en 1966, l’a démontré en attirant des surfeurs des quatre coins de la planète.

Aujourd’hui, le surf camp Surfer Paradise, à l’image d’Oumar Seye, qui en rêvait depuis qu’il a vu le film Point Break, est devenu un point d’ancrage pour les compétitions internationales. Avec un restaurant, deux magasins et une école, le lieu permet de former des jeunes qui en forment d’autres, en espérant devenir pro un jour. Au total, six écoles se partagent l’affiche à Dakar avec une rivalité bon enfant, qui n’enlève rien à l’atmosphère familiale qui règne parmi les surfeurs. Et les surfeuses, « qui sont de plus en plus nombreuses et parfois meilleures », nous dira-t-on.

Un niveau d’excellence qui nécessite cependant beaucoup d’argent, nous confie le trésorier de la Fédération, René Pierre Laraise : “Si le Sénégal est plus connu pour l’art, c’est tout simplement à cause d’une histoire de moyens.” Et d’évolution, d’après Oumar Seye, qui revient de loin. “Quand j’étais jeune, les parents n’étaient pas fiers d’envoyer leurs enfants surfer, parce que l’image n’était pas du tout positive, mais j’ai contribué à changer cette image », conclut l’entrepreneur, qui pense que Dakar peut devenir une destination de choix pour les amateurs d’art et de sport.

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