Au Sénégal, des vélos recyclés en oeuvre d’art

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Un mur recouvert de montagnes de vieux vélos. C’est l’antre de Meissa Fall, un sculpteur pas comme les autres. Ici, au Sénégal, il est considéré comme le docteur du vélo.
L'artiste Meissa Fall au milieu de son oeuvre d'art crée à partir de vélos recyclés

L’artiste redonne, en effet, une seconde vie à toutes sortes d’objets grâce à un recyclage de bicyclettes. Sa motivation est partie de sa passion pour le vélo comme son père et son grand-père.

“Alors après le nettoyage, je disais : + papa, c’est ça, c’est propre, viens voir +, et il disait : + non Meissa, regarde le guidon, le maillon, la jante, les rayons, oui, la chaîne, les engrenages, les pignons, les freins, le garde-boue, le porte-bagages +. Et je nettoyais une deuxième fois et dans ma tête, je les transformais en oiseaux, en personnalités, en tout, parce que les vélos ont des formes humaines et animales, donc ce n’est pas difficile de les transformer”, se souvient Meissa Fall.

Pour moi, c’est la meilleure invention parce qu’elle ne pollue pas, on n’a pas besoin d’aller à la station-service, et elle ne fait pas de bruit

FM comme il se fait également nommer, dit s’inspirer de la nature de Saint-Louis pour créer ses œuvres. Sur le sol, des dizaines d‘œuvres d’art réalisées à partir de pièces de vélos. Leur caractère écologique crée également une symbiose.

2000 pièces différentes de vélos

“Avec certains vélos, y compris le porte-bagages et tout ce que vous pouvez trouver, 2.000 pièces ont été réalisées et aucune d’entre elles ne fonctionne sans l’autre. Il y a un syndicat, une solidarité, elles sont ensemble, elles sont soudées ensemble”, poursuit l’artiste.

À l’automne, le réparateur se promène à moto dans les rues étroites de Saint-Louis, une vieille ville coloniale de la côte nord-ouest du Sénégal. Il préfère aujourd’hui rouler à un rythme plus lent sur son vélo bio et silencieux.

“Pour moi, c’est la meilleure invention parce qu’elle ne pollue pas, on n’a pas besoin d’aller à la station-service, et elle ne fait pas de bruit, on ne dérange personne”, souligne Meissa Fall.

Pour Meissa, transformer de vieux vélos en art est une ode aux millions de révolutions des roues des vélos sur le goudron et les chemins de terre de la ville coloniale, un hommage au cycle de la vie et un héritage qu’il espère continuer à faire vivre à ses enfants.

Source: Africa News

Lire Plus:  Découvre Atlantique, « le Roméo et Juliette noir » de Mati Diop
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *