L’exposition « Séentu » le Sénégal vu par Aldi Diassé

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Né à Dakar en 1997, le photographe sénégalais Aldi Diassé a publié de nombreux clichés dans la presse et dans l’ouvrage collectif They Call it Africa, We Call it Home. Jusqu’au 6 mars, son exposition « Séentu The Chronicle », centrée sur le rapport de l’homme à la nature, est présentée à la Rare Gallery, dans le quartier du Marais, à Paris. Plusieurs événements sont programmés pendant l’exposition, dont le vernissage samedi 12 février, une rencontre avec l’artiste le 17 février et un concert de Monroe Djoboke (pop rumba love) le 25 février.


En wolof, le mot « séentu » signifie « chercher à apercevoir quelque chose » ou « attendre un événement ». Mais pour le photographe, le terme charrie aussi un certain espoir. Un espoir et une attente qui sont au cœur de ses images de pirogues vides, symboles de la diminution des ressources halieutiques et d’une jeunesse qui prend la mer. Avec ses photos aériennes du delta du Saloum, des côtes sénégalaises et de l’architecture de Dakar, Aldi Diassé témoigne de la beauté et de la diversité de son pays.

Le jeune photographe Aldi Diassé, 25 ans, souhaite, au travers de ses clichés, alerter sur le changement climatique et ses conséquences dans son pays, le Sénégal. Il constate, comme de nombreux riverains, les conséquences du changement climatique sur le paysage sénégalais et les littoraux. Son cliché des pirogues vides en est l’une des œuvres phares de l’exposition qui témoigne des difficultés des pêcheurs locaux. « Un dimanche, j’ai décidé de lancer mon drone près de la côte de Mbour, et j’ai vu que les filets des pirogues étaient complètement vides, je n’avais jamais vu cela avant. De jeunes pêcheurs m’ont confié qu’il n’y avait plus de poissons dans la mer. Il leur faut aller jusqu’aux hautes mers pour pouvoir subvenir à leurs besoins », se désole-t-il.

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Autre menace environnementale, l’érosion côtière, favorisée par la montée des eaux, n’épargne pas le Sénégal. L’une de ses photographies montre la distance entre la mer et les habitations, qui se réduit avec le temps. « Quand j’étais plus jeune, il ne fallait pas marcher autant avant d’atteindre l’eau. On a grandi en voyant la mer avancer. Aujourd’hui, beaucoup de gens ont dû quitter leurs habitations, sous peine de les voir submergées ou détruites. C’est désespérant. Cela me peine énormément, et c’est ce que j’ai voulu montrer grâce aux photos aériennes notamment. »

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