Dakar reprend des couleurs grâce au street-art

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Des graffitis à Dakar

Pour redonner un coup de fouet aux murs ternes et écaillés du quartier de la Médina à Dakar, des graffeurs sénégalais ont décidé d’exposer leur art au détour des rues et sur les habitations, toujours en accord avec les propriétaires des lieux !

Pour de nombreux Dakarois, ce phénomène est à l’image du peuple sénégalais très attaché à l’idéal de la liberté d’expression.

Dakar est la capitale africaine du street art, où l’art est partout dans la ville et témoigne de l’attachement d’un peuple pour la culture. A côté de l’art formel reconnu de tous, un art urbain se développe depuis de nombreuses années, et plus récemment encore sur les murs des maisons. Diablos, artiste sénégalais de street-art âgée de 30 ans, veut redorer le cadre de vie du quartier où il a grandi. Un art qu’il qualifie de joyeux et de convivial « L’art qu’on fait, ce n’est pas pour nous, c’est pour tout le monde. Et c’est ça Médina. Dans Médina, on voit que les murs sont peints, sont propres et ça ça donne envie de vivre. Ca donne envie de vivre quand on se lève le matin et qu’on voit de la couleur, et c’est à Médina seulement qu’on trouve ça! »  témoigne-t-il. 

Avant de graffer les murs des maisons qu’il souhaite repeindre, il rencontre les habitants pour leur expliquer son projet. Une fois validé, il peint sous le regard des passants.

Les habitants curieux sont surtout satisfaits du résultat !

En s’appropriant les murs de ces habitations, les artistes graffeurs veulent créer un dialogue intergénérationnel et proposer quelque chose de créatif et de beau « L’idée est de décentraliser l’art et de le mettre à la portée de tous, dans la réalité du quotidien ».

Le projet de ce grapheur attire d’autres créateurs comme Djibe Diawara, une créatrice de mode qui fait poser ses mannequins devant les graffitis du quartier, A travers l’art elle voit un moyen de militer « On peut donner à ces jeunes qui sont dans le quartier l’opportunité de s’exprimer et d’avoir des exemples à suivre. C’est-à-dire de savoir qu’il y a des gens qui sont ici, qui vivent à travers l’art et qui n’ont pas besoin d’aller en Europe ou autre pour vivre leur vie ».

De Dakar au quatre coins du monde

Ce projet de réhabilitation prend une telle ampleur que les artistes, tous originaires du quartier se sont regroupés en association pour répartir les murs entre les graffeurs volontaires. Les artistes ne se donnent aucune limite, les fresques peuvent être des peintures murales très élaborées, entre free style et technique assurée, le ballet de couleur est toujours au rendez-vous.

Au Croisement Cambéréne dans le nord-est de Dakar, le groupe « Amoniak Graff » invite les visiteurs à la contemplation d’une longue fresque réalisée en hommage à Nelson Mandela.

Le graffiti permet non seulement aux artistes de s’exprimer artistiquement et de contribuer dans le même temps à la beauté de la ville en la plongeant dans une ambiance particulière qui séduit les touristes en provenance des quatre coins du monde.

Sur les murs de Dakar, les réalisations des graffeurs ne passent pas inaperçus, nul n’est insensible à cet art urbain qui apporte de la joie et des sourires aux habitants. Réalisé sous forme de tags, fresques murales, ou autres styles, le graffiti reste un mode d’expression hip hop qui se fait de plus en plus une place sous le soleil du Sénégal. Entre une leçon de civisme et un hommage à un personnage historique, on peut arriver à lire le blaze des ténors de cet art, notamment Docta, Mizerabbles Graff, Zeinix, 2mgraff… En bref, de quoi lier l’utile a l’agréable pour tous !

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