Ukraine : des pourparlers entre délégations russe et ukrainienne en Biélorussie ce lundi

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Kiev exige un cessez-le-feu «immédiat» et le retrait des forces russes.

Une délégation ukrainienne est arrivée lundi 28 février au matin, sur le site de négociations biélorusse avec la Russie pour exiger un cessez-le-feu «immédiat» et le retrait des troupes russes, a annoncé la présidence ukrainienne.

Où ont lieu ces négociations ? Qui compose la délégation ukrainienne ? Quelles sont les positions des Russes et des Ukrainiens ? Quel rôle joue la Biélorussie ? Terra Senegal fait le point.

Le lieu des négociations : après Minsk ou Budapest, le choix de la frontière biélorusse

Les pourparlers ont lieu en Biélorussie, tout près de la frontière ukrainienne, dans la région de Gomel. La ville la plus proche dans ce secteur, côté Ukraine, est Pripiat, mondialement célèbre depuis l’accident de la centrale nucléaire voisine de Tchernobyl en 1986.

Dans un premier temps, dimanche, Volodymyr Zelensky avait rejeté la proposition russe de pourparlers en Biélorussie, ce pays servant de base arrière à l’invasion de l’Ukraine, affirmant que «n’importe quelle autre ville» hors de Biélorussie conviendrait. «Varsovie, Bratislava, Budapest, Istanbul, Bakou. Nous les avons toutes proposées. Et n’importe quelle autre ville nous conviendrait du moment qu’on ne nous tire pas des roquettes dessus depuis son territoire », avait affirmé Volodymyr Zelensky dans une vidéo en ligne.

C’est après avoir discuté au téléphone avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko que Zelensky a fini par changer d’avis. Selon Kiev, le président biélorusse Alexandre Loukachenko, un allié de Vladimir Poutine, lui a promis que les avions, hélicoptères et missiles russes déployés sur son territoire resteraient au sol pendant l’arrivée, les négociations et le départ de la délégation ukrainienne.

Vendredi, Vladimir Poutine s’était dit prêt à organiser une rencontre avec une délégation ukrainienne à Minsk, la capitale de la Biélorussie, mais appelant à une reddition de l’armée ukrainienne, condition préalable à des «négociations». Peu après cette proposition, Poutine avait par ailleurs appelé l’armée ukrainienne à faire un coup d’État et traité les autorités du pays de «clique de drogués et néonazis».

Dans la soirée de vendredi, la Hongrie s’était dite prête à accueillir à Budapest, sa capitale, des pourparlers de paix entre la Russie et l’Ukraine. Membre de l’Union européenne et de l’Otan, la Hongrie s’est rapprochée ces dernières années de Moscou sous l’égide du souverainiste Viktor Orban, qui avait néanmoins condamné jeudi l’invasion. Une proposition restée sans réponse.

La délégation ukrainienne

La délégation est conduite par le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov. Il est notamment accompagné de Mikhaïlo Podoliak, un conseiller de la présidence.

La délégation russe

Moscou a désigné dimanche pour diriger sa délégation Vladimir Medinski, conseiller à la présidence, et non son habituel négociateur pour l’Ukraine, Dmitri Kozak.

Vladimir Medinski, s’il est un conseiller du Kremlin, reste un choix étonnant. Ancien ministre de la Culture aux vues ultranationalistes, il dispose d’un crédit politique faible en Russie et n’a pas d’expérience internationale.

La position de l’Ukraine

«La délégation ukrainienne est arrivée dans la zone de la frontière ukraino-biélorusse pour participer aux négociations», a indiqué la présidence dans un communiqué. «La question clé est un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes du territoire ukrainien», a-t-elle précisé.

Dans le même temps, le président ukrainien a appelé lundi les soldats russes ayant envahi l’Ukraine à «déposer les armes», dans une vidéo diffusée juste avant des négociations avec Moscou. «Déposez vos armes, partez d’ici, ne croyez pas vos commandants, ne croyez pas vos propagandistes. Sauvez vos vies, tout simplement», a-t-il dit en russe.

Ces pourparlers doivent se dérouler «sans conditions préalables», selon l’Ukraine, qui a assuré qu’elle n’entendait «pas capituler».

«Je ne crois pas trop à un résultat», mais «il faut qu’on essaie», avait déclaré dimanche Volodymyr Zelensky dans une déclaration vidéo.

La position de la Russie

Au cinquième jour de son offensive, Moscou a dit vouloir trouver «un accord» avec Kiev lors de pourparlers lundi, alors que son offensive semble rencontrer plus de résistance que prévu.

«Chaque heure que le conflit se prolonge, ce sont des citoyens et soldats ukrainiens qui meurent. Nous nous sommes entendus pour arriver à un accord, mais il doit être dans l’intérêt des deux parties», a dit à la télévision le négociateur russe et conseiller du Kremlin Vladimir Medinski.

Le président Vladimir Poutine avait juré de «démilitariser» et «dénazifier» l’Ukraine lorsqu’il a lancé son offensive, accusant Kiev d’orchestrer un prétendu «génocide» de russophones.

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