Sénégal : Le FMI prévoit une croissance d’environ 5% en 2021

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Le Fonds monétaire international (FMI) note une dynamique de reprise de l’économie sénégalaise appelée à se prolonger avec une croissance d’environ 5 % attendue en 2021.
 
’’Grâce à une reprise générale amorcée au deuxième semestre de 2020 et à des perspectives favorables pour la production agricole d’ici à la fin de l’année, la contraction économique qui était attendue en 2020 sera probablement évitée. Cette dynamique devrait se prolonger en 2021, avec une croissance d’environ 5 %’’, souligne le FMI.

Le Conseil d’administration du FMI vient d’achever la Deuxième Revue du Programme du Sénégal appuyé par l’Instrument de coordination de la politique économique.

Un communiqué rendu public, mardi, souligne que ‘’’malgré les difficultés liées à la pandémie de Covid-19, les résultats obtenus par rapport aux objectifs fixés pour la fin juin dans le programme ICPE ont été globalement satisfaisants et le programme reste en ligne avec les objectifs’’.

Le document dont l’APS a eu connaissance note que ’’la loi de finances pour 2021 approuvée en décembre 2020 concilie soutien à la reprise et rééquilibrage budgétaire progressif pour faciliter le retour au plafond régional de déficit (3 % du PIB) d’ici à 2023’’.

Le Conseil d’administration du FMI a achevé la deuxième revue du programme du Sénégal appuyé par l’instrument de coordination de la politique économique (ICPE), indique la même source, soulignant que cette décision a été prise sans que se réunisse le conseil d’administration.
 L’accord en faveur du Sénégal au titre de l’ICPE a été approuvé le 10 janvier 2020, rappelle le document.

Ce programme soutient les objectifs de développement fixés par les autorités dans le Plan Sénégal émergent (PSE) et est articulé autour de trois grands piliers notamment ‘’parvenir à une croissance inclusive et tirée par le secteur privé ; asseoir la stabilité macroéconomique grâce à une politique budgétaire prudente et à une gestion saine de la dette ; gérer les futures recettes pétrolières et gazières de façon viable et transparente’’.
 
Pour l’institution financière internationale bien que la pandémie se soit relativement peu propagée au Sénégal, elle a eu d’importantes répercussions économiques au premier semestre de 2020’’. 
 
Le communiqué rappelle que les pouvoirs publics ont adopté des mesures budgétaires et monétaires énergiques qui ont concouru à renforcer le système de santé et à amortir le choc économique, mais qui ont fait augmenter le déficit budgétaire prévu pour 2020 de 3 à environ 6½ % du PIB. 
 
En avril, le FMI a même décaissé 442 millions de dollars (100 % de la quote part) au titre de l’instrument de financement rapide et de la facilité de crédit rapide pour soutenir la riposte à la pandémie. 

Le texte relève que les autorités sénégalaises, tirant les enseignements de la crise, ont revu leur plan de développement économique pour 2021–23 en vue de bâtir une économie plus résiliente et plus inclusive, y compris en améliorant le dispositif de protection sociale’’.

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Ainsi, la loi de finances 2021 approuvée en décembre 2020 prévoit un rééquilibrage d’environ 1½ % du PIB reposant sur le retrait des mesures de relance liées à la Covid 19, la mise en œuvre de la stratégie de recettes à moyen terme des autorités, la poursuite de la rationalisation des dépenses courantes. 

Le FMI signale que ‘’conformément à ce qui a été arrêté au niveau régional, les autorités sont déterminées à revenir au plafond de déficit fixé par l’UEMOA à 3 % du PIB d’ici à 2023, ce qui aiderait à maîtriser les vulnérabilités liées à la dette’’. 

Il note aussi que ‘’le risque de surendettement reste modéré, mais avec une marge d’absorption des chocs restreinte à court terme’’.

Selon le FMI, ‘’les réformes destinées à réduire progressivement les dépenses fiscales, à améliorer la transparence de l’exécution du budget et à surveiller les risques budgétaires progressent’’. 

Il ajoute que ‘’les autorités sont également en train de finaliser le cadre juridique révisé régissant les partenariats public privé ainsi que le cadre juridique régissant la gestion des recettes issues de l’exploitation des hydrocarbures, qui devraient être conformes aux meilleures pratiques internationales’’.
 

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