Les meilleures écoles de commerce du continent

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ecoles de commerce

Découvrez le classement officiel 2019 des écoles de commerce de Jeune Afrique. Retrouvez en détail les atouts et points faibles des meilleures écoles du continent selon quatre critères d’excellence.

Notre classement 2019 des meilleures écoles de commerce montre que face à l’offensive des écoles françaises, les acteurs historiques d’Afrique du Nord résistent. Les établissements marocains, qui profitent de l’essor d’une classe moyenne, dominent particulièrement notre palmarès tandis qu’au sud du Sahara, les établissements dakarois continuent de tenir le haut du pavé. Une domination due notamment à la professionnalisation des étudiants via l’entrepreneuriat. Au cas par cas, voici le détail des points forts et points faibles de chaque écoles, à connaître avant de faire son choix.

Ecoles de commerce d’Afrique subsaharienne


BEM  Dakar

  • Master sciences de gestion (IMP)
  • 96,5 % d’insertion professionnelle après six mois

L’école, qui a fêté ses 10 ans en 2008, surpasse ses concurrentes en ce qui concerne la professionnalisation et l’ouverture à l’international. La dernière promotion de son master en sciences de gestion comptait 40 % d’étudiants issus de toute l’Afrique, et l’intégralité de la promotion est partie en mobilité dans l’un des seize établissements partenaires en Afrique, en Asie ou en Europe. Son nombre restreint de partenaires accrédités et d’études de cas réalisées en interne la dessert, mais elle profite tout de même d’une très bonne image de marque et d’un excellent taux d’insertion professionnelle.

IAM Dakar

  • Master administration des affaires
  • 95 % d’insertion

Du haut de ses 26 ans, l’école de Moustapha Guirassy continue de bien se positionner dans notre classement parce qu’elle sait s’entourer. Elle compte onze partenaires accrédités, dont l’université Laval, au Québec, l’EM Lyon ou encore la prestigieuse London Business School. Elle exploite parfaitement sa base de données de plus de 22 000 anciens élèves en les impliquant dans la stratégie de l’école et en les suivant de près grâce à la plateforme Graduway. Si son ouverture à l’international demeure moyenne et de pédagogie (seul un quart de ses études de cas sont conçues en interne), l’IAM Dakar peut se targuer d’être un formateur d’entrepreneurs. Selon ses chiffres, 24 entreprises ont été créées par ses élèves ces trois dernières années.

ISM Dakar

  • MBA investissement et gouvernance d’entreprise (options audit, ingénierie financière ou banque et assurance)
  • 70 % d’insertion

L’école aux ambitions panafricaines surpasse ses concurrentes du point de vue de la professionnalisation des étudiants. Elle compte près de 70 intervenants professionnels et a noué une centaine de partenariats avec des entreprises qui proposent aux étudiants des stages mais aussi des recrutements. Elle oblige ses élèves du MBA à mener un projet de création d’entreprise et a ouvert deux incubateurs cette année pour accompagner les meilleures idées. Elle doit encore augmenter l’importance de l’anglais dans ses cours (seulement 10 %) et améliorer la mobilité qu’elle propose à ses étudiants.

Sup de Co Dakar

  • Master sciences du management
  • 85 % d’insertion

L’école ne fait pas partie du trio de tête parce que ses enseignants-­chercheurs n’ont pas publié d’articles scientifiques récemment et que le taux d’encadrement de son master en management est trop faible (11,5 %). Ce qui ne l’empêche pas de parvenir à garder une qualité constante dans ses enseignements et de demeurer très équilibrée dans la qualité des quatre critères évalués. Ses 2 000 anciens élèves sont impliqués dans le recrutement des nouveaux, présents dans les jurys de soutenance et jouent le rôle de tuteurs, voire enseignent parfois. Sup de Co Dakar est également très panafricaine puisque 40 % de la promotion 2017-2018 du master en management provenait principalement du continent.

HEC Abidjan

  • Master administration des entreprises
  • 62 % d’insertion

Ce qui pénalise cette école installée depuis 2001 dans le quartier Mermoz, à Abidjan, c’est son manque de sélectivité, d’accréditations (elle est certes reconnue par le Cames) et de partenaires accrédités hormis celui avec Toulouse Business School Casablanca. Plutôt moyenne sur le reste des critères évalués, HEC Abidjan se démarque néanmoins par la qualité de service qu’elle offre aux étudiants étrangers (fourniture ou aide à la recherche de logement, accompagnement pour les démarches administratives). Autre point fort, 85 % du corps enseignant de son master en administration des entreprises est titulaire d’un doctorat, ce qui lui permet de produire 40 % des études de cas utilisées dans ses cours.

BBS (BGFIBank) à Libreville

  • Master banque finance assurance, option banque.
  • 69,4 % d’insertion

L’établissement gabonais, aux ambitions régionales assumées et bâti sur un modèle de formation professionnelle, se voit pénalisé dans notre classement. Pourtant, le centre de formation de la BGFI – transformée en véritable école de commerce depuis 2011 – n’a pas à rougir de sa qualité pédagogique. L’intégralité des études de cas sur lesquelles planchent ses étudiants colle aux contextes africains puisque celles-ci sont conçues par ses enseignants ou par des entreprises partenaires. Et nul doute que ses étudiants sont bien accompagnés, puisque le taux d’encadrement au sein du master évalué est de 73,5 %.

Saint-Jérôme Management Sciences and Business School  de Douala

  • Master sciences de gestion
  • 40 % d’insertion

Cette école camerounaise, qui dépend de l’université catholique Saint-­Jérôme de Douala, exploite intelligemment son réseau de 289 anciens élèves. Ils sont invités aux galas de promotion et mis à contribution pour des offres de stages, du recrutement et des conférences. L’établissement peut aussi se targuer d’utiliser 70 % d’études de cas conçues en interne. Mais, avec un taux d’admission de 92 %, ses critères de sélection manquent d’exigence. C’est également trop faible sur le plan professionnel : dans le master étudié, aucun projet sous tutorat n’est proposé aux étudiants et aucun partenariat n’est mis en place avec des entreprises pour un recrutement en contrat.

Institut universitaire du golfe de Guinée à Douala

  • Master comptabilité contrôle audit
  • 76 % d’insertion

Le point fort de cet établissement privé ouvert en 1993 est la professionnalisation de ses étudiants. Ceux qui développent des projets d’entreprise peuvent tenter de recevoir un soutien financier de l’école et des huit intervenants professionnels du master évalué. Néanmoins, elle ne déclare aucun partenariat avec d’autres écoles et n’est accréditée par aucun organisme international. Deux points faibles qui l’empêchent également de proposer de la mobilité à l’étranger.


MAGHREB


Iscae à Casablanca

  • Programme grande école
  • 90 % d’insertion professionnelle après six mois

Si elle pèche un peu par la qualité de son environnement pédagogique, l’école publique créée en 1971 se rattrape par sa capacité à rapprocher les étudiants du tissu économique national et international. Intimement liée à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), qui a organisé une première université d’été sur son campus, elle a noué des partenariats avec des dizaines de grandes entreprises, notamment PSA, qui lui permet de placer ses étudiants en stage ou de les faire recruter. Les occasions de rencontrer des professionnels y sont fréquentes : l’équipe enseignante, composée à 61 % de professionnels, organise régulièrement des « confidences du manager » et des événements de réseautage.

EM Lyon Casablanca

  • Masters spécialisés en alternance
  • 100 % d’insertion
Lire Plus:  Investissement : Le top 10 des pays africains les plus attractifs

Catapultée parmi les meilleures écoles de notre classement, EM Lyon est cependant peu attractive pour les étudiants non marocains, et son rayonnement international s’en trouve limité. Néanmoins, l’école capitalise sur un réseau de partenaires (159 dans le monde), qui lui permet d’envoyer à l’étranger tous les étudiants de ses « masters spécialisés » en alternance. La dimension entrepreneuriale de l’établissement est aussi à noter. Dans ses locaux flambant neuf, l’école, liée à certains incubateurs de Casablanca, possède aussi le sien propre.

Esca Casablanca

  • Parcours grande école
  • 87 % d’insertion

Elle est, depuis novembre 2018, la première et la seule école d’Afrique francophone à détenir les accréditations de l’AACSB. Mais, avec seulement 15 % d’étudiants étrangers dans le « parcours grande école » et moins d’un tiers des cours dispensés en anglais, l’Esca conserve un rayonnement régional plus qu’international. Assez sélectif (36 % d’admis l’an passé), l’établissement piloté par Thami Ghorfi offre de sérieux avantages pour les candidats à l’entrepreneuriat : un parcours entièrement dévolu au secteur, un incubateur, des compétitions et des conférences. L’Esca reste également fiable sur le volet professionnalisation, notamment parce qu’elle permet d’effectuer des stages longs (plus de six mois) et de se faire la main sur de multiples projets sous le tutorat d’entreprises très variées.

Rabat Business School

  • Master en commerce international
  • 87 % d’insertion

C’est au Maghreb l’école la plus internationale de notre classement, en particulier parce qu’elle fournit des logements aux étudiants étrangers et, à défaut de place, une aide à la recherche de logement et un accompagnement pour les démarches administratives. L’an dernier, 94 % de ses étudiants sont partis en échange universitaire, moyennant tout de même des frais supplémentaires pour valider un double diplôme. Très sélective (9 % d’admis l’an passé) et bien qu’elle se soit rapproché de Tunis Business School en 2018, l’école dirigée par le Français Olivier Aptel souffre d’un manque de partenaires pédagogiques qui freine son attractivité.

HECI Casablanca

  • MBA en management de projets et entrepreneuriat
  • 89,5 % d’insertion

Elle fait partie des écoles les moins attractives du classement, mais se distingue par un solide réseau d’anciens élèves qui lui permet notamment d’organiser des conférences « success stories », donnant à ses étudiants des exemples positifs de réussite. Et c’est peut-être grâce à ce réseau que l’école, fondée en 1986, parvient à insérer professionnellement 90 % de ses étudiants depuis quatre ans. Elle demeure pourtant moyenne sur le plan pédagogique bien que 100 % des enseignants de son MBA soient titulaires d’un doctorat et publient dans des revues de sciences de gestion reconnues.

Mediterranean School of Business à Tunis

  • Master en business management
  • 90 % d’insertion

Créée en 2002 par Mahmoud Triki, elle est la première école tunisienne de notre classement. Accréditée Amba et Epas, elle fait partie des établissements les plus ouverts à l’international. L’intégralité de ses cours est dispensée en anglais, et la dernière promotion de son MBA comptait sept nationalités. Elle se démarque aussi par sa dimension professionnalisante, puisque le dernier semestre de son master en business management est consacré à un projet de fin d’études, à un stage ou à la possibilité d’avancer sur un projet entrepreneurial accompagné d’un mentor. En revanche, si elle a noué des partenariats solides avec de bons établissements étrangers – aux États-Unis, au Canada ou au Portugal –, ces derniers restent trop rares.

Esaa Alger

  • Master en sciences de gestion
  • 95 % d’insertion

Première école algérienne au palmarès, elle profite d’un partenariat étroit avec l’université de Lille-II pour son master en sciences de gestion. Elle anime un consortium d’entreprises qui lui permet d’organiser des rencontres mensuelles entre professionnels et étudiants et de disposer d’une base de données de propositions de stages et de contrats dans plus d’une vingtaine d’entreprises comme GE, Total, Sonatrach ou encore Henkel. L’école, qui a également lancé un incubateur et s’affirme comme l’une des plus professionnalisantes, ne semble en revanche pas vouloir rayonner au-delà de l’Algérie. Elle ne doit donc pas être le premier choix des aspirants cadres panafricains.

Université Paris-Dauphine Tunis

  • Master finance 275
  • 100 % d’insertion

Le manque d’ouverture à l’international qui pénalise aujourd’hui cette école sera peut-être résolu à partir de 2020, date à laquelle elle doit intégrer la future université franco-tunisienne pour l’Afrique et la Méditerranée. L’établissement, qui fête ses 10 ans cette année, se rattrape sur sa capacité à professionnaliser la vingtaine d’étudiants du master finance qu’elle accueille chaque année. Bien que ces derniers ne puissent compter que sur 90 anciens, ils disposent d’une école aux mêmes standards que l’université parisienne et peuvent décider de partir étudier sans frais supplémentaires dans l’un des deux autres campus de Dauphine, à Londres et à Paris.

MDI-Algiers Business School à Alger

  • Master en management
  • NC

En bas de notre classement, cette école dépassait autrefois sa compatriote l’Esaa. Mais, malgré l’incubateur MDI-Start et quelques partenariats avec des entreprises, elle ne semble pas avoir pris conscience du besoin d’ouverture internationale. Ainsi, elle ne permet pas de partir étudier à l’étranger et ne prévoit aucun accompagnement aux étudiants étrangers qui souhaiteraient venir se former. Son équipe enseignante demeure néanmoins de qualité, puisqu’elle compte 72 % de docteurs parmi ses 22 enseignants permanents.

Adalia School of Business à Casablanca

  • Master management de l’innovation et marketing numérique
  • NC

L’établissement, dirigé depuis 2014 par le Français Grégory Gueneau, peut déjà se targuer de rayonner en Afrique subsaharienne. L’an passé, 48 % de son master en management de l’innovation et marketing numérique était composé d’étudiants ouest-africains ou d’Afrique centrale. Côté attractivité, l’école, plutôt sélective (37 % d’admission), a trouvé le moyen de se faire connaître du tissu économique local grâce à l’événement Innodays, sur l’innovation et l’entrepreneuriat, qu’elle organise chaque année au Maroc. Partenaire de Neoma Business School, l’école doit encore muscler l’équipe enseignante de son master, qui n’est composée que de deux docteurs sur quatre professeurs au total.

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